Pour lutter contre le stress de leurs employés, certaines entreprises japonaises autorisent la présence d’animaux dans leurs bureaux.

Une tendance croissante

L’entreprise Ferray a été la première du genre, puisqu’elle a introduit une politique de « chats au bureau » en 2000. Les salariés qui le souhaitent peuvent alors emmener leur animal au bureau, tandis que ceux qui sauvent un félin en le recueillant gagnent une prime de 5 000 yens (soit 40€). Dans la filiale japonaise du géant de l’informatique Oracle, c’est un chien qui a été nommé « ambassadeur » afin d’accueillir les hôtes et d’apaiser le personnel. Le canidé possède même un compte Twitter et Instagram, sur lesquels il poste des photos ainsi que quelques messages parfois obscurs… La taille des pattes ne doit pas aider pour tweeter !

Dernier exemple plus insolite : l’entreprise de ressources humaines Pasona Group a « embauché » deux chèvres et deux alpagas à des fins thérapeutiques. Les employés peuvent ainsi profiter d’une pause de détente le midi en compagnie de ces ruminants.

Japon travail

Le Japon et sa relation au travail

Derrière cette actualité saugrenue se cache un réel besoin : le rythme de travail des Japonais est si intense que l’État a souhaité imposer cinq jours de vacances minimum par an en 2015, afin de lutter contre l’anxiété des employés. Les cas de surmenage dûs à un surinvestissement des salariés, qui n’hésitent pas à multiplier les heures de travail dans la semaine, atteignant des seuils parfois excessifs avec 80 heures de supplémentaires hebdomadaires (seuil à partir duquel le risque de mourir de surmenage est considéré comme sérieux par les autorités officielles) !

Ce phénomène est appelé « présentéisme », et désigne un salarié présent à son poste mais dont la productivité reste limitée. Ainsi, malgré leurs journées interminables, les salariés japonais ne seraient pas plus productifs, bien au contraire. Le surinvestissement serait en effet plus coûteux que prolifique, puisqu’il fait peser un risque sur la santé des salariés, sans pour autant augmenter la productivité de l’entreprise.

Chien d'accompagnement thérapeutique

Les multiples vertus de nos amis à pattes

L’introduction d’animaux dans le cadre du travail a donc pour but de réduire l’anxiété des salariés et de prévenir les cas de burn-out, de dépression, voire les envies suicidaires. L’effet bénéfique des animaux sur le moral est prouvé depuis 2015. C’est à cette date qu’un groupe de chercheurs a prouvé que les enfants malades étaient moins anxieux et plus calmes si leurs séances de thérapie se déroulaient en présence d’un chien. Un état psychologique favorable de la part du patient induit également l’augmentation des chances de réussite du traitement et donc de guérison.

Les 60 bars à chats de Tokyo ont donc de beaux jours devant eux, puisque les salariés ont encore grand besoin de ronrons et autres caresses pour se détendre de leurs journées harassantes !

Au Japon, on peut amener son chat au travailhttps://k-actus.net/wp-content/uploads/2017/05/japon-chat-bureau.jpghttps://k-actus.net/wp-content/uploads/2017/05/japon-chat-bureau-300x300.jpgMarionDéKaléanimal,chat,chien,Japon,surmenage,travail
Pour lutter contre le stress de leurs employés, certaines entreprises japonaises autorisent la présence d'animaux dans leurs bureaux. Une tendance croissante L'entreprise Ferray a été la première du genre, puisqu'elle a introduit une politique de 'chats au bureau' en 2000. Les salariés qui le souhaitent peuvent alors emmener leur animal au bureau, tandis...