Le réalisateur de films d’animation et cofondateur des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki nous a quittés hier à l’âge de 82 ans.

Des débuts chez Toei

Moins reconnu que son collègue et ami Hayao Miyazaki, Isao Takahata fait pourtant partie des grands noms de l’animation japonaise. Né le 29 octobre 1935 à Ise (une province située au sud-est de Kyoto), il étudie la littérature française lors de ses études à l’université de Tokyo. Sa passion pour la culture française ne se démentira pas au fil des années, puisqu’il a effectué plusieurs voyages réguliers dans l’Hexagone dans le cadre de sa participation à des festivals ainsi que des Master Class.

Il rejoint le studio d’animation Toei en 1959 et réalise son premier long-métrage en 1968, Horus, Prince du Soleil. On y suit les aventures d’Horus, un jeune garçon qui part combattre un être aux pouvoirs maléfiques qui s’est juré de détruire l’humanité. Le film ne connaît pas le succès attendu et le studio délaisse le cinéma pour des productions télévisuelles. Il s’agit néanmoins du projet travaillé en collaboration avec Hayao Miyazaki et qui augure une série de projets communs aussi bien sur le petit que le grand écran.

Il réalise notamment la série Heidi en 1974, qui est diffusée en France à partir de 1978, ainsi que Marco en 1976 (qui devient très populaire au Portugal, au Brésil ou encore en Israël) et Akage no An (plus connue chez nous sous le titre Anne et la maison aux pignons verts) en 1979.

La fondation du studio Ghibli

Lorsque Miyazaki démissionne en 1971, les deux artistes sont liés par une profonde amitié et Takahata l’aide à produire les épisodes de la série Conan, Fils du Futur pour le décharger. Un geste qui amènera Miyazaki à proposer à son ami de le rejoindre au sein des studios Ghibli afin de le remercier. Entre temps, il réalise son troisième long-métrage d’animation, Kié la Petite Peste qui reçoit un bon accueil.

Takahata devient l’un des deux réalisateurs du studio et réalise son premier long-métrage d’animation dans sa nouvelle fonction en 1988, Le Tombeau des Lucioles. Le film reste à ce jour son oeuvre la plus connue qui lui a ouvert les portes de la notoriété en dehors de l’archipel. On nous raconte le périple de Seita et Setsuko, deux frères et sœurs pris dans la tourmente de la Seconde Guerre Mondiale et livrés à eux-mêmes face aux obstacles qui se dressent sur leur route. Malgré son appartenance au genre du film d’animation qui le rend plutôt destiné à la jeunesse, le film comporte des scènes difficiles qui retranscrivent les difficultés des personnages et peuvent ne pas convenir à un public jeune. Après une sortie très tardive à l’étranger (le film sort en 1996 en France), Le tombeau des Lucioles est très favorablement accueilli par le public et la critique, aussi bien pour la qualité de l’animation que pour cette histoire déchirante qui nous relate les ravages de la guerre et livre un fort message anti-militariste.

Suivront Souvenirs goutte à goutte en 1991, Pompoko en 1994, Mes Voisins les Yamada en 1999 et Le Conte de la Princesse Kaguya en 2013. Il participe également à la production de long-métrages d’animation des studios Ghibli, comme Nausicaä et la Vallée du Vent et Le Château dans le ciel. Malgré une carrière moins riche que son ami Hayao Miyazaki, Isao Takahata reste un des grands noms de l’animation japonaise et le cofondateur des studios Ghibli.

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Retour sur la carrière d'Isaho Takahatahttps://k-actus.net/wp-content/uploads/2018/04/Isao-Takahata.jpghttps://k-actus.net/wp-content/uploads/2018/04/Isao-Takahata-300x300.jpgMarionPop Kornanimation,Animation japonaise,Isao Takahata,Le Tombeau des Lucioles,Studios Ghibli
Le réalisateur de films d'animation et cofondateur des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki nous a quittés hier à l'âge de 82 ans. Des débuts chez Toei Moins reconnu que son collègue et ami Hayao Miyazaki, Isao Takahata fait pourtant partie des grands noms de l'animation japonaise. Né le 29 octobre 1935...