On doit cette initiative au Victoria and Albert Museum de Londres qui a numérisé les notes de cet homme d’esprit touche-à-tout.

Un esprit précurseur

Léonard de Vinci est souvent considéré comme le plus grand représentant de la Renaissance. Né à Florence en 1452, il a marqué de son empreinte de nombreux domaines tels que la peinture, les sciences ou encore la philosophie. Après avoir mis ses compétences au service de nobles italiens (dont la famille Médicis), il termine sa vie en France où il mourra en 1519. Il laisse derrière lui de nombreux carnets de notes rédigés tout au long de sa vie, dont une partie n’a toujours pas été retrouvée. Il est également à l’origine de deux tableaux parmi les plus connus au monde : La Joconde (exposée au Musée du Louvre) et La Cène (aujourd’hui située dans l’Église Santa Maria delle Grazie de Milan) qui lui permettent d’accéder à la notoriété. Ce n’est qu’ensuite que ses travaux sur l’anatomie (avec le dessin de l’Homme de Vitruve) ou encore la mécanique avec des inventions largement en avance sur son temps, comme l’avion ou le sous-marin.

Des travaux multiples

Au final, seulement une quinzaine de ses œuvres est passée à la postérité et peut être attribuée avec certitude à De Vinci. Encore aujourd’hui, nous sommes loin de connaître la portée exacte de ses travaux et leur réelle paternité. Huit manuscrits (également appelés codex) sont actuellement portés à notre connaissance et entreposés dans divers musées à Londres, Milan Madrid, Turin ou encore à l’Institut de France. Le Victoria and Albert Museum de Londres a numérisé le contenu du Codex Forster afin de le mettre gratuitement à disposition sur Internet.

Chacun des codex est rédigé en écriture spéculaire, également appelée « écriture en miroir ». Il s’agit de rédiger les mots et les phrases dans l’ordre inverse de celui de la lecture. Combiné à une inversion graphique des lettres, cela donne l’impression que les notes sont reflétées par un miroir comme on peut le voir ci-dessous. Le Codex Forster contient de nombreux travaux de géométrie avec schémas de figures représentées en trois dimensions à l’appui. Comme on peut le lire sur le site du Museum où le Codex est consultable, ce carnet a été rédigé entre 1487 et 1505 et évoque des travaux de mesure des formes solides ainsi que de l’ingénierie hydraulique.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les travaux de Léonard De Vinci sans avoir à affronter les 20 000 visiteurs quotidiens qui viennent admirer La Joconde au Louvre, le domaine du Clos Lucé situé en Touraine et dans lequel De Vinci a passé ses dernières années a consacré un musée à l’inventeur qui expose notamment des reproductions de certaines de ses inventions !

Les premiers carnets de notes de De Vinci sont en lignehttps://k-actus.net/wp-content/uploads/2018/09/Codex-Forster-I-leonardo-da-vinci.pnghttps://k-actus.net/wp-content/uploads/2018/09/Codex-Forster-I-leonardo-da-vinci-300x300.pngMarionAKtualitéscodex Forster,inventeur,inventions,La Cène,La Joconde,Léonard De Vinci,manuscrit
On doit cette initiative au Victoria and Albert Museum de Londres qui a numérisé les notes de cet homme d'esprit touche-à-tout. Un esprit précurseur Léonard de Vinci est souvent considéré comme le plus grand représentant de la Renaissance. Né à Florence en 1452, il a marqué de son empreinte de nombreux...