Partie de la Terre le 5 mai dernier, la sonde a réussi son atterrissage sur la planète rouge après plusieurs heures de délicates manœuvres.

Explorer Mars

La planète Mars regorge de mystères que la NASA rêve de dévoiler, ce qui explique les nombreux rovers envoyés à sa surface comme Opportunity et Curiosity. Ces derniers explorent la planète et prennent des clichés qui nous permettent d’en savoir plus sur ses paysages. Néanmoins, ces précieuses données ne nous permettent pas de connaître l’histoire de la planète et les événements qui ont conduit à créer ces paysages arides.

Pour cela, l’agence spatiale américaine a lancé la mission InSight. Celle-ci a pour but d’étudier la température et les couches du sol martien et d’en tirer plusieurs variables comme la vitesse de refroidissement de la planète, les variations de l’axe de rotation ou encore la circulation générale des vents. Cette mission durera une année sur Mars (soit l’équivalent de deux années terrestres) et a pour but de dévoiler la nature du cœur de la planète rouge en sondant ses profondeurs. Mieux connaître sa structure interne permettra donc d’en savoir plus sur le fonctionnement des autres corps telluriques que la Terre, Mars ne possédant pas de tectonique des plaques.

Une collaboration franco-américaine

Le sismomètre embarqué à bord de la sonde, baptisé SEIS (Seismic Experiment for Interior Structure), a été conçu par une équipe de chercheurs de l’Institut Physique du Globe de Paris (IPGP). SEIS est accompagné du thermomètre HP3 qui va permettre de mesurer le flux de chaleur de la planète. Conçu depuis plus de vingt ans, « [SEIS] est aussi l’expérience la plus chère dans l’histoire de la planétologie française, puisque SEIS, bijou technologique qui ne pèse que trois kilogrammes, aura coûté pas moins de 50 millions d’euros » d’après Francis Rocard, membre du CNES (Centre National d’Études Spatiales) de Toulouse. Il s’agit de la première fois qu’un instrument français est au centre d’une mission d’exploration spatiale, ce qui constitue une formidable vitrine pour le savoir-faire de l’Hexagone ! Après le séjour de Thomas Pesquet à bord de la Station Spatiale Internationale en 2016, la France prend une part de plus en plus importante dans l’exploration spatiale.

Un atterrissage délicat

Après un voyage de plusieurs mois, la sonde s’est finalement posée à la surface de Mars dans la nuit du 26 novembre dernier. Le lieu de l’atterrissage est une vaste plaine de 3000 km sur laquelle reposent quatre volcans, nommée Elysium Planitia. Ce choix est motivé par la forte exposition au soleil qui permettra de recharger facilement ses panneaux solaires. L’atterrissage a été suivi de près sur Twitter et en live par la NASA, afin de vérifier que la sonde se posait sans encombre à la surface. Arrivée à une vitesse de 1495 km/h, la sonde a déployé son parachute puis son bouclier thermique afin de se protéger de la température à la surface de Mars. Une fois posée, la NASA a reçu les premières images de la sonde, qu’elle a mise en ligne sur son site

L’agence spatiale américaine ne manquera pas de diffuser les données reçues de la sonde et des enseignements que l’on peut en tirer concernant le fonctionnement de la planète rouge. Cette nouvelle vous rend-t-elle enthousiaste ? Quelles sont vos attentes sur les futures découvertes de la NASA ? Nous attendons vos avis dans les commentaires !

La sonde InSight est arrivée sur Marshttps://k-actus.net/wp-content/uploads/2018/11/insight-photo.pnghttps://k-actus.net/wp-content/uploads/2018/11/insight-photo-300x300.pngMarionNouvelles TeKnologiesCuriosity,exploration spatiale,Mars,NASA,Opportunity,SEIS,sismomètre
Partie de la Terre le 5 mai dernier, la sonde a réussi son atterrissage sur la planète rouge après plusieurs heures de délicates manœuvres. Explorer Mars La planète Mars regorge de mystères que la NASA rêve de dévoiler, ce qui explique les nombreux rovers envoyés à sa surface comme Opportunity et...